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  • May 2, 2017, 2:12 am

Rafales d'automne de Soseki Natsume


Rafales d'automne occupe une place à part dans l'oeuvre de Sôseki, par la portée subversive de son propos, l'audace de son jugement moral sur son époque, qui est aussi un jugement politique.

Deux jeunes gens, amis très proches depuis leurs études à l'université, font leurs premiers pas dans le monde. L'un est un esthète à la vie brillante d'un fils de famille prospère. L'autre est un aspirant romancier à la santé fragile, qui tire le diable par la queue. Leurs chemins vont croiser celui d'un professeur rebelle et excentrique, chassé pour insoumission à l'autorité de tous ses postes en province et décidé à faire entendre sa voix à Tôkyô. Et le vent qui se lève, ces rafales coupantes de l'équinoxe d'automne, sera celui de la révolte du savant, de l'homme de bien, face à la nouvelle société soumise aux puissances de l'argent qui s'installe en ce début de vingtième siècle au Japon. Une révolte que Sôseki défend avec cette passion teintée d'ironie qui le caractérise.



  • May 2, 2017, 2:12 am

Une journee de debut d'automne de Soseki Natsume

« Un jour, tandis que j'étais dans mon bureau, occupé comme d'habitude à confier au papier des choses mélancoliques, un bruit étrange est parvenu à mon oreille. La véranda bruissait. On aurait d'abord pu croire qu'une femme avançait en retenant le bas de son kimono de soie, mais le froissement de l'étoffe sur le plancher était par trop vif pour un simple bas de robe. J'ai alors comparé ce bruit au crissement des plis de l'ample pantalon que porte le chambellan, lors de la fête des poupées, évoquant le glissement de la soie sur les marches du palais fictif. Laissant mon roman, je sortis sur la véranda, le stylo entre les doigts : le moineau de Chine prenait son bain. »


  • May 2, 2017, 2:10 am

A travers la vitre de Soseki Natsume


Durant deux mois de l'année 1915, Sôseki raconte au jour le jour sa vie d'écrivain, avec les troublantes réminiscences et obsessions qui ont hanté son œuvre. Plus qu'un journal intime, ce récit autobiographique, écrit entre deux crises d'ulcère, dont la dernière devait l'emporter un an plus tard, est une rêverie où les anecdotes poétiques alternent avec des réflexions profondes et brillantes sur l'art, le théâtre, la séduction, la souffrance, la littérature, l'amour, la mort.



  • May 2, 2017, 2:10 am

Choses dont je me souviens de Soseki Natsume


Certains livres, parfois, semblent portés sur l'aile frémissante d'un oiseau. En voici un, né de la joie intense d'avoir échappé à la mort. En 1910, hospitalisé pour une grave maladie qui met ses jours en danger, Sôseki note au quotidien l'évolution de son état et ses réflexions. Choses dont je me souviens. Ce qu'il tente de retenir avec tant de hâte, malgré son extrême faiblesse, c'est bien sûr le miracle de la vie rendue, mais surtout la paix du cœur, la clarté pleine de grâce qu'a atteinte sa conscience libérée de la pression de la vie réelle par cette expérience si particulière de la maladie. " Si je fais le compte des occasions où j'ai pu me dire au cours de ma vie qu'une chose m'avait réellement rendu heureux, réellement reconnaissant, réellement humble, je m'aperçois qu'elles sont infiniment rares. Mon souhait le plus cher est de conserver intacts dans le fond de mon cœur, le plus longtemps possible, ces sentiments privilégiés qui m'habitaient alors... " Si ce texte, prose entremêlée de poèmes, a une tonalité unique dans l'œuvre de Sôseki, c'est que l'écrivain en a fait la mémoire du bonheur.


  • May 2, 2017, 2:11 am

Sanshiro de Soseki Natsume


Sanshirô est le nom d'un jeune provincial ingénu qui « monte à la capitale » : l'université, les jeunes femmes, la découverte de Tôkyô... Dans le Japon du début du XXe siècle, c'est être plongé dans un univers déconcertant et fascinant, tant sur le plan matériel - le pays est en pleine mutation industrielle - que sur celui de la culture, puisque Tôkyô est le premier réceptacle des idées et des modes occidentales. L'auteur accompagne fidèlement Sanshirô dans son apprentissage de la vie et n'hésite pas à intervenir à tout moment par ses observations spirituelles et perspicaces, ses touches d'humour, ses traits satiriques, qui sont comme une bouffée d'air frais. Il se révèle un psychologue délicat, un peintre doué d'un sens aigu de l'observation - un maître dans l'art de l'esquisse sur le vif - en même temps qu'un poète.


  • May 2, 2017, 2:11 am

Le 210e jour de Soseki Natsume


Le 210e Jour tombe en pleine saison des typhons. C'est le moment que choisissent deux amis pour entreprendre l'ascension d'un volcan en activité. Malgré la pluie, le vent, la fumée, la cendre et le terrifiant cratère qui gronde, atteindront-ils le sommet de la montagne ? Ces Bouvard et Pécuchet de l'alpinisme dissertent plus qu'ils n'agissent. Les sujets qu'ils abordent ne manquent pas de gravité. L'art de Sôseki consiste à tracer en filigrane d'une conversation à bâtons rompus, pleine d'humour et de rebondissements imprévus, les limites fragiles de la dérision et de l'angoisse. Natsumé Sôseki (1867-1916) était diplômé de littérature anglaise qu'il enseigna dès 1893 à Matsuyama, puis plus tard à Tôkyô, où il prit la succession de Lafcadio Hearn.


  • May 2, 2017, 2:11 am

Les Herbes du chemin de Soseki Natsume

Dans l'intimité du couple que forment Kenzô et sa femme, le quotidien scelle une entente faite de méprises et de malentendus ; et l'habitude ne devient rien d'autre que le témoin indifférent d'un être aux prises avec le monde. Mais sur Kenzô, pèse aussi la présence d'un père adoptif, une ombre que trouent de leurs feux intermittents les souvenirs que Sôseki rappelle à lui. Et l'auteur nous montre les incertitudes de la mémoire, ces lignes d'ombre où s'enchevêtrent les traces du passé et du présent, dans les eaux troubles de l'enfance.


  • May 2, 2017, 2:11 am

Oreiller D'Herbes de Soseki Natsume

Il faut lire ce texte d'une originalité et d'une poésie absolues, que Sôseki appelait son roman-haïku. Au printemps, un jeune artiste décide de se retirer dans la montagne, loin des passions et de l'agitation de la cité, rencontre une jeune femme malicieuse et fantasque, rêve de peindre le tableau qui exprimerait enfin son idéal et ne réussit qu'à aligner poème sur poème ! Dans ce manifeste poétique et esthétique, profond, piquant, passionné, indigné, éblouissant, Sôseki approfondit sa méditation sur la création et la place de l'artiste dans la société moderne.

« Je ne crois pas qu'un tel roman ait déjà existé en Occident. Il ouvrira de nouveaux horizons à la littérature », prédisait Sôseki en l'écrivant. Il est rehaussé de peintures d'une infinie délicatesse, aux couleurs veloutées, chatoyantes, issues d'une édition de 1926 en trois rouleaux où figuraient le texte entièrement calligraphié et une trentaine de peintures, toutes reproduites ici.


  • May 2, 2017, 2:11 am

Petits contes de printemps de Soseki Natsume


Sôseki écrivit pour un journal le feuilleton de ses Petits contes de printemps en 1909. Au mois de mai de la même année paraissait Sanshirô. Sôseki est alors âgé de quarante-trois ans. Le titre même qu'il donne à ces très courts textes, fragments de journal intime entre un 1er janvier et un 12 mars, donne au lecteur une idée de l'ensemble du recueil même si la tonalité de chacun est différente, tantôt intime et familière, tantôt d'une drôlerie délicate, étrange, ou encore empreinte de nostalgie : Jour de l'an, Le brasero, L'odeur du passé, La tombe du chat, Brouillard... Il donne à voir le temps qui passe, la douceur d'un soir de neige ou la beauté des flammes. Une façon de lire l'impermanence des choses. Sôseki mettait en garde son lecteur dans un livre plus tardif, À travers la vitre : " Je vais aborder des sujets si ténus que je dois bien être le seul à m'y intéresser. "


  • May 2, 2017, 2:11 am

La Porte de Soseki Natsume


On croit d'abord plonger avec délices dans l'intimité d'un couple sans histoires et, peu à peu, dans le cours de ces vies ordinaires, Sôseki dessine un admirable portrait de couple. Les personnages de Sôseki rêvent d'affirmer un individualisme qu'ils n'ont pas la force d'assumer et s'abandonnent à une triste résignation que l'auteur sait mieux que quiconque dépeindre avec une profondeur et une sincérité magistrales.